
L'intervenant musical de Zedika a un rôle médiateur considérable et essentiel quels que soient les publics. La politique de médiation culturelle peut varier selon les structures avec lesquelles l'intervenant travaille.
Cependant de manière générale la politique culturelle de Zedika s'oriente le plus vite possible vers un accès à la pratique musicale, et donc surtout à la création, en privilégiant les logiciels gratuits et libre de droits.
Nos moyens techniques permettent d'accéder très rapidement à une pratique satisfaisante quel que soit le style musical. Le jeu et le plaisir surviennent en tout premier lieu. De cette base surprenante jaillit alors une mise en confiance du public, une prise de conscience de ses capacités créatives musicales sans pour autant qu'il soit nécessaire de posséder des notions de solfèges au départ ou de jouer d'un instrument de musique acoustique (guitare, piano, etc…).
Le seul et unique solfège de départ est sonore :
- « Comment es-tu parvenu à faire cela ? »
- « Je joue les sons qui s’aiment… » (Mozart)
C'est aujourd’hui un travail d'agencement sonore grâce à l'ordinateur ou d'autres matériaux électroniques. Il est possible de prendre le contrôle et de jouer avec des pianos, des guitares, des violons, des batteries, bref, des orchestres entiers, et plus encore avec les sons de synthèses.
Il y a parfois au sein des ateliers la possibilité de faire de la prise de son, d'une ou plusieurs voix, ou bien
d'un instrument de musique acoustique selon les compétences du participant.
- La capacité de prise d'initiative. L'expression de soi, sous le regard des autres ou non. Il s'agit d'acquérir une confiance en soi.
« Ce n'est pas l'art qu'il s'agit d'aimer, mais de s'aimer soi-même, transformé par lui ». Alain Bosquet (Poète)
- Il est aussi nécessaire de développer l'écoute de l'autre.
« Savoir être n’est pas un art individuel » Pierre Emmanuel (Sociologue).
Et c’est précisément cela auquel on peut faire référence lorsque l’on parle de « lien social ».
Les pratiques musicales de Zedika vont indéniablement dans ce sens. Aider à développer un sens des responsabilités envers les êtres humains parmi lesquels l'élève ou le participant vit.
- L'idée du "jeu" est omniprésente pour tous les ateliers musicaux proposés. C'est une notion médiatrice d'apprentissage et de plaisir essentiel.
« Le jeu entraîne immanquablement une atmosphère de délassement ou de divertissement. Il repose et il amuse [...] et chaque jeu renforce, aiguise quelque pouvoir physique ou intellectuel. Par le biais du plaisir et de l'obstination, il rend aisé ce qui fut d'abord difficile ou épuisant [...] on lutte contre l'obstacle et non contre un ou plusieurs concurrents ». Roger Caillois (Sociologue).
- Pour nous, la musique est un objet transitionnel, un "objet subjectif" capable d'assurer la communication de soi avec l'extérieur.
« Le jeu est alors de maîtriser un monde perturbant mais un monde dont on hérite, dans lequel il faudra bien, tôt ou tard, devenir acteur...le jeu est initiation à la société ». Louis-Jean Calvet (Sociologue).
Une visibilité adaptée au projet
Il faut être prudent à l'égard de projets imposant une "restitution" de fin d'année, comme une représentation sur scène du travail effectué, ou surtout la réalisation d'un support sonore comme un disque ou un DVD. Cela peut aussi bien être profitable si la dynamique de groupe est bien menée, qu'être un frein à la créativité personnelle si l'animateur perd de vue l'essentiel : à savoir l'expression des participants. Car ce type d'objectif relève parfois plus de l'intérêt de l'intervenant lui-même ou des différents partenaires.
Cela peut devenir un compromis délicat. Car l'accompagnateur peut-être tenté d'aider ou de s'impliquer plus qu'il ne faut afin d'obtenir un objet qu'il estimera de meilleur qualité au détriment de la participation des personnes concernées. Il doit nécessairement y avoir de la part de l'intervenant une forme de désintéressement quant à la réalisation d'un support ou n'importe quelle forme de restitution du travail réalisé.
Il faut donc être prudent quant à la demande d'objectif "concret". Cette démarche peut être expliquée auprès des partenaires. Ainsi l’intervenant musical peut réfléchir à une restitution du travail réalisée de manière adaptée par rapport aux participants et à la structure d’accueil du projet. Il choisit, en concertation, si besoin, un mode de visibilité adapté.
« La culture ça se vit, ça se ressent, mais en aucun cas ça se mesure ». Jean-paul Baillargeon (Sociologue)
La politique culturelle